Lettre

Ô mon amour,
Le poète a aussi ses faiblesses,
Perdu dans ma douleur, privé d’appui,
Je voudrais me taire mais ne le puis.
Pardonne-moi si mes maux te blessent.

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Ô mon amour,

Le poète a aussi ses faiblesses,
Perdu dans ma douleur, privé d’appui,
Je voudrais me taire mais ne le puis.
Pardonne-moi si mes maux te blessent.

Vois-tu tant de misère dans mon regard que
Tu ne puisses porter sans pitié tes yeux sur moi ?
Ne regrette pas mes larmes, elles coulent pour toi.
Je maudis la compassion ton triste masque.

Toutes les caresses qu’en pensée je t’adresse
N’ont-elles suffi à faire que la Déesse
Ne tisse notre union de fils d’or et de soie 

Je ne suis pas poète, je ne pourrai t’écrire
Ces mots pleins de rêve que je désire transcrire
Pourtant, sans faiblir, je voudrais te dire : « Aime-moi. »