Dépit amoureux

Je vis encore un des ces poètes transis
Murmurant silencieusement des vers muets.
Son coeur ne battait plus qu’au rythme de ses regrets.
Ses soupirs s’envolaient dans le parc ébahi.

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Je vis encore un des ces poètes transis
Murmurant silencieusement des vers muets.
Son coeur ne battait plus qu’au rythme de ses regrets.
Ses soupirs s’envolaient dans le parc ébahi.

Perdu, échoué dans un décor pathétique
Entouré de nobles chênes indifférents
Il s’était allongé, ridicule, sur un banc
Avec, penchées sur lui, les étoiles mystiques.

Ô triste poète à la lyre déchirée !
Pourquoi te sers-tu de vers usés par les ans ?
Tant d’autres sont passés bien avant !
Chaque jour te faut-il nos oreilles torturer ?

Je vis encore un de ces poètes en émoi
Ayant à peine passer l’âge de jouer aux billes
Amouraché d’une pauvre fille
Ce poète m’est familier… ce poète, c’est moi…